
99 auditeurs de justice, scolarisés au sein de l’École Nationale de Formation Judiciaire (ENFJ) de N’Djamena, Tchad, ont été formés aux questions d’entraide judiciaire lors d’un atelier, du 11 au 13 juillet, conjointement organisé par le projet BEPI et l’ENFJ. Yvette Nenodji a accepté de revenir sur ce qu’elle y a appris.
Qu’avez-vous retenu de la formation concernant l’entraide judiciaire ?
Cette formation est revenue sur le but, l’objectif, la valorisation et l’importance de l’entraide judiciaire pénale. Généralement assurée dans le cadre d’un accord ou traité bilatéral ou d’une convention multilatérale, l’entraide judiciaire permet à un Etat d’obtenir d’un autre Etat les preuves jugées nécessaires dans le cadre d’une enquête par exemple, criminelles ou de poursuites pénales.
Est-ce un outil dont vous aviez déjà connaissance ?
A travers cette formation nous avons pu acquérir de plus amples connaissances sur l’entraide, comment l’actionner et à quelles fins.
Allez-vous renforcer vos connaissances dessus et y voyez-vous un moyen d’être plus efficace dans l’exercice de la justice de votre pays ?
Dans la mesure du possible, il est vraiment important voir primordial de renforcer notre connaissance sur cet outil que nous trouvons comme un moyen capital et très efficace dans l’exercice de la justice de notre pays d’autant que le monde est un village planétaire.
Quelle est votre appréciation de la formation de manière plus générale ?
Cette formation est une ouverture sur les questions de coopération juridique internationale, les accords, les conventions existantes. Nous nous sentons outillés sur l’entraide judiciaire en matière pénale et nous recommandons de faire une formation de proximité, si possible régulièrement, pour assurer le suivi et l’évaluation de la mise en pratique de ladite formation. Il serait intéressant également de rendre accessible cette formation aux autres acteurs judiciaires.
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